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Évolution des salaires des enseignants français

Philippe Pottie-Sperry - 25/07/2016

Désavantagés par rapport à leurs collègues étrangers, les enseignants français connaissent une baisse régulière de leur rémunération. Explications : gel du point d’indice, hausse des cotisations sociales, système de primes peu avantageux... 

Un décalage français

Les 855 000 enseignants français ne sont pas à la fête. Selon le dernier rapport de l’OCDE " Regards sur l'éducation 2014 ", publié fin 2015(1), leur salaire est inférieur à la moyenne de l’OCDE. Pour ceux ayant 10 ans d’expérience, le salaire a régressé, entre 2000 et 2010, de 8% alors qu’il augmentait dans presque tous les pays de l’OCDE.

Pour leur part, les syndicats estiment que, depuis dix ans, les salaires des enseignants ont reculé en valeur réelle.

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Une nouvelle baisse salariale

Cette tendance se poursuit. En effet, la baisse salariale est encore plus forte exprimée en euros constants, c'est à dire en pouvoir d'achat. Selon l'Insee, elle est trois fois plus élevée que pour les autres fonctionnaires(2), à cause d’un système de primes moins avantageux.

Selon les derniers chiffres du ministère de l’Éducation nationale, publiés en octobre 2015(3) le salaire net moyen des enseignants diminue, en 2013, de 1% en euros constants. Il s’élève à 2210 euros dans le premier degré et à 2640 euros dans le second degré.

Gel du point d’indice et hausse des cotisations sociales

Le gel du point d’indice de la Fonction Publique (depuis le 1er juillet 2010) et la hausse des cotisations sociales expliquent en grande partie cette baisse.

Les cotisations salariales ont augmenté de 1,3% en 2013 dans le cadre de la réforme des retraites de 2010.

Un salaire net mensuel moyen de 2475 euros

Le salaire net mensuel moyen d’un enseignant français s’élève à 2475 euros, indique le dernier bilan social du ministère de l'Éducation(4). Avec de grosses disparités allant de 2093 euros pour les instituteurs à 3483 euros pour les professeurs agrégés et même 5727 euros pour les professeurs de chaire supérieure.

Les écarts de rémunération demeurent très importants entre primaire et secondaire.       

Primes et heures supplémentaires

Les primes constituent 10,2% du salaire brut des enseignants et 43% d'entre elles rémunèrent des heures supplémentaires. Ces dernières sont trois fois plus importantes dans le second degré.

L’indemnité de suivi et d'accompagnement des élèves (ISAE), créée en 2013 pour le premier degré, s’élève à 400 euros par an. Soit trois fois moins que l’indemnité de suivi et d'orientation des élèves (ISOE créée en 1993) pour les enseignants du second degré.

Plus de la moitié de l’écart de salaire entre premier et second degré s’explique par les primes. Réservées au second degré, les heures supplémentaires annuelles (HSA) ne cessent d’augmenter depuis 2007, indique une étude du ministère de l’Éducation(4).        

Négociations salariales

Promettant des négociations sur les revalorisations salariales des enseignants, le ministère de l'Éducation évoque la révision des échelons indiciaires.

Par ailleurs, 2016 sera la première année de mise en œuvre du protocole "Parcours professionnels, carrières et rémunérations" dont l’application s’étalera jusqu’en 2020. Il pourrait servir de levier pour augmenter les salaires des enseignants. Enfin, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a évoqué, début 2016, la "possibilité" de dégel du point d’indice.         

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