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Le rôle des enseignants face à la violence en classe

Delphine Loez - 02/12/2016

Harcèlement, violence… Chaque élève aura l’occasion d’y être confronté, directement ou indirectement,  au cours de sa scolarité. Comment leur apprendre à se protéger et à développer de bons réflexes lors de ces situations délicates ? 

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Maternelle, philosopher

Avec les petits, les groupes de philo fonctionnent remarquablement. Si jeunes soient les enfants, ils ont besoin d’un espace de parole.  Echanger sur des sujets difficiles, comme la violence ou la mort leur permet de construire une réflexion. Cela leur permet aussi d’intégrer des reflexes qui leur serviront tout au long de leur vie, comme ne pas hésiter à exprimer la souffrance ou la peur. Et surtout, cela leur permet de digérer leurs angoisses et de retourner jouer !

Elémentaire, tous les moyens sont bons

Ces sont des années charnières : entre le CP et le CM2, les enfants vont vraiment devenir élèves. C’est aussi le moment où ils peuvent être confrontés à de graves problèmes comme le racket, le harcèlement ou des coups répétés dans la cour. Afin de prévenir ces situations à risques, la première piste à explorer est sa propre communication. La « communication non violente » est un bel outil à utiliser, notamment pour résoudre des conflits. Nombre d’associations (comme Générations médiateurs) travaillent sur la prévention de la violence. Il ne faut pas hésiter à les contacter.

Dans la cour

La surveillance prime, et notamment celles des lieux stratégiques, un peu cachés, comme les toilettes. De surcroît, il est bon d’organiser des activités, qui occupent les enfants et les préservent de l’ennui. A côté du traditionnel football, essayez de développer des jeux coopératifs, comme la balle assise, poule renard vipère, etc.

En classe

Afin de libérer la parole, rien de tel que de s’appuyer sur des activité artistiques. Le dessin, par exemple est un bon support. Pourquoi ne pas proposer aux élèves de dessiner une BD ou une affiche sur le thème du harcèlement, et de trouver un titre percutant ? Il est intéressant aussi d’utiliser le théâtre ou le mime, pour simuler des scènes d’agressions et proposer des réponses adaptées. Il  y a aussi la possibilité de créer avec eux un jeu de société, autour de la violence et du racket. Il faut leur donner de bons réflexes : parler des problèmes, ne pas s’isoler et en référer à un adulte.

Au collège

Avec des enfants plus grands, le risque se majore. Le travail autour de la violence doit se faire de manière transversale, en s’appuyant sur plusieurs disciplines . Cela peut être par exemple la création d’une petite pièce sur le sujet, avec des chansons, un décor… Français, éducation morale et civique, musique et arts visuels sont concernés. Ou alors créer un film qui mette un scène un harceleur, sa victime et la majorité silencieuse. La médiation par les pairs a fait ses preuves, certaines associations forment les élèves. Il est important aussi de diffuser le numéro « stop harcèlement » 0808 80 70 10… Il sert à la fois aux victimes et aux témoins.

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