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Salaires des aides-soignants en France

Delphine Loez - 17/11/2016

Ce sont eux qui passent le plus de temps avec les patients qui les touchent, les lavent, leur parlent… Eux, les aides-soignants. Il sont environ 200 000 à travailler à l’hôpital public. Cette profession a connu une véritable embellie, durant les dix dernières années. Le nombre d’aides soignant a en effet augmenté de  20 % en 10 ans. Et cela va s’accentuer, le nombre d’étudiants en IFAS est en constante augmentation et le taux de réussite avoisine les 90 %.

Quel traitement pour un ASH (aide-soignant hospitalier) ?

En entrant à l’hôpital, un aide-soignant de classe normale gagne 1495 euros brut, hors primes. A la fin de sa carrière, s’il est demeuré dans cette classe, il touchera 1768 €. Un ash de classe supérieure commence à 1509 € et termine à 1884 €. Un ASH de classe exceptionnelle, lui débute sa carrière à 1565 € et l’achève à 2139 €. Pour passer à la classe  supérieure, un ASH doit avoir atteint le 5e échelon et compter au moins six ans de service effectif. Le taux de promotion est fixé à 10 % cette année. Pour passer à la classe exceptionnelle, les aides-soignants de classe supérieure doivent atteindre le 6e échelon, y passer deux ans et avoir au moins cinq ans de service dans le grade supérieur.

Quelles primes ?

Au traitement des aides-soignants s’ajoutent différentes primes, 

  • Prime de service
  • Prime de sujétion spéciale de 13 h
  • Prime spéciale de sujétion de 10 % du traitement brut
  • Prime forfaitaire mensuelle de 15,24 €
  • Prime d’assistant de soins en gérontologie (après formation) de 90 €

Il peut percevoir aussi la nouvelle bonification indiciaire, mensuelle (un point = 4,63 €)  :

  • 10 points en cas de service auprès des personnes âgées (cures médicales ou unité des soins de longue durée)
  • 10 points pour les aides soignants qui s’occupent des personnes décédées (toilette, habillage ou préparation pour les autopsies)
  • 13 points pour travail en néonatologie

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Un métier de la deuxième chance

L’institut de formation d’aide-soignant (IFAS) peut être considéré comme un lieu de réintégration professionnelle. Sur les bancs de l’école, les personnes en reconversion représentent la majorité des étudiants. Et des chômeurs de longue durée peuvent passer le concours, se former et retrouver un emploi pérenne. En effet, même si les offres sont disparates suivant les régions, le secteur reste porteur. 

Quelle évolution ?

De nombreux aides-soignants souhaitent devenir infirmiers. Des compétences accrues et une autonomie plus importante motivent leur choix, ainsi qu’une meilleure rémunération. Des passerelles existent entre ces deux métiers, qui requièrent des compétences communes : capacité d’écoute, d’analyse de la situation, goût du soin. C’est pourquoi les aides-soignants, après trois ans d’exercice à temps plein, ont accès à un examen spécifique pour entrer dans un institut de formation en soins infirmiers (IFSI).