La police à la pointe de la lutte contre la cybercriminalité

Les quelque 140 personnes de la Sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la Police nationale ont fort à faire en cette période de pandémie. François fait partie de ces combattants du quotidien contre des ennemis invisibles.

François, ingénieur en cybercriminalité à la Sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la Direction centrale de la police judiciaire (Police nationale)

La crise sanitaire a renforcé l'importance croissante du numérique dans le quotidien des entreprises, des collectivités, de l'État et des citoyens. Mais dans un contexte d'urgence, les règles de cybersécurité n'ont pas toujours été respectées. Hameçonnages, rançongiciels et autres fraudes se sont ainsi répandus comme une trainée de poudre dans le cyberespace.

François, ingénieur en cybercriminalité à la Sous-direction de lutte contre la cybercriminalité (SDLC) de la Direction centrale de la police judiciaire (Police nationale) est aux premières loges pour combattre ces attaques aux conséquences parfois très lourdes. « Avec l'essor du télétravail notamment, les cybercriminels ont pu utiliser de nouvelles brèches pour s'immiscer dans les systèmes des entreprises. Dès les premières semaines de la crise en février 2020, ils ont lancé des campagnes d'hameçonnage sur le thème de la Covid-19 », raconte le jeune ingénieur dont le service, la Division de l'anticipation et de l'analyse, a participé en janvier dernier au démantèlement d'Emotet, un des logiciels malveillants les plus actifs dans le monde ces dernières années.

« On ne se contente pas, comme en entreprise, de se défendre ou de réparer. On a un réel impact sur la cybersécurité en contribuant à arrêter les criminels ».

Une surveillance proactive

C'est au terme de son stage de fin d'études à la SDLC en 2019 que le jeune diplômé de l'école d'ingénieur EFREI Paris rejoint cette structure nationale de lutte contre la cybercriminalité créée en 2014 et forte aujourd'hui de 140 personnes. Il y mène une surveillance proactive des phénomènes de cybercriminalité et fournit une analyse technique hautement qualifiée aux services opérationnels en charge des enquêtes judiciaires. 

« Je souhaitais faire de l'analyse forensique [recherche d'informations à la suite d’un incident informatique]. Mais le fait de mener ce travail au sein de la police m'a semblé plus intéressant car on ne se contente pas, comme en entreprise, de se défendre ou de réparer. On a un réel impact sur la cybersécurité en contribuant à arrêter les criminels », explique François. Son travail consiste ainsi à analyser les ordinateurs de victimes d'attaque informatique en entreprise et à comprendre ce qui s'est passé pour retrouver le virus et son origine. « Dans ce métier, il n'y a pas de routine car si les méthodes de base sont souvent les mêmes, les outils et les virus utilisés par les cybercriminels sont sans cesse changeants », remarque l’ingénieur.

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