Quand les modes de travail évoluent dans la fonction publique

La pandémie a accéléré la transformation de nos organisations. La manière dont nous appréhendons et pensons notre rapport au travail a profondément évolué. Un challenge de taille à relever pour la fonction publique.

Le télétravail dans la fonction publique en pratique

Deux jours de télétravail par semaine ! Alexandre L. est ravi. L’obligation de télétravailler a beau avoir pris fin à la rentrée, ce haut-fonctionnaire de Bercy peut continuer à exercer son métier depuis sa maison de campagne les lundis et vendredis. « Deux jours, c’est idéal. Cela me permet de limiter le temps perdu dans les transports et de profiter de mes enfants, tout en ayant la possibilité de voir mes équipes », dit-il. Comme lui, près de la moitié des 2,5 millions agents de la fonction publique peuvent désormais prétendre à un à trois jours de télétravail par semaine. La pandémie a définitivement fait entrer le télétravail dans les mœurs et les nouveaux outils de communication ont facilité sa mise en œuvre. C’est un fait : messagerie instantanée (Tchap), plateforme de visioconférence (Webconférence de l’État), espace de travail collaboratif (Osmose) et espace de travail virtuel (Plano) sont désormais aussi communs que les logiciels WhatsApp ou Teams. 

Constitutif du bien-être au bureau, le télétravail apparait aussi comme un moyen de gagner en productivité. L’Institut Sapiens, qui a travaillé sur le sujet en mars dernier, a même chiffré ce gain à 22 %. Cela, grâce au temps gagné sur les déplacements et à une meilleure organisation du travail : la rédaction de notes et rapports est désormais réservée aux journées passées à domicile, quand les échanges avec les équipes sont privilégiés en présentiel. « Je me débrouille pour programmer les points avec mon équipe les mardis et les jeudis, quand je suis certain de réunir le plus de monde. Les mercredis sont souvent télétravaillés par les mères et les fins de semaines massivement préférées par les équipes », témoigne Bénédicte B., agent des Douanes, qui invite tout de même les absents à participer en visioconférence. 

De là à avoir une administration misant sur l’open-space, le flex-office et les espaces collaboratifs, comme dans les grands groupes privés, il faudra un peu de temps. Car la sphère publique a accumulé du retard. Un rapport de la direction de l’immobilier de l’État (DIE), présenté fin juin, décrit ainsi les locaux administratifs comme des paquebots faits d’immenses bureaux cloisonnés, mais aussi de nombreux espaces perdus et de sièges inoccupés. Le document de 108 pages encourage la création de tiers-lieux, qui rassembleraient des fonctionnaires de différents ministères afin de « favoriser le travail collaboratif », « développer un sentiment d’appartenance » et accessoirement de réduire les coûts immobiliers. 

Des initiatives fleurissent déjà, çà et là. Installé à Saint-Ouen (93), le Conseil régional d’Île-de-France abrite des espaces sans postes de travail attitrés. Des bulles insonorisées ont également été aménagées afin de permettre de se réunir sans gêner les autres, ou de mieux se concentrer. Quant aux managers, ils peuvent s’installer aux côtés de leurs équipes s’ils le souhaitent. Résultat ? 20 % de productivité gagnés et cinq jours de congés maladie par an en moins, faisait valoir la direction des ressources humaines quelques mois après l’installation de la Région.

À méditer alors que, selon un sondage Acteurs publics-Relyens réalisé par l’Ifop en septembre 2021, 31 % des agents publics considèrent que leurs conditions de travail se sont dégradées depuis la crise. 

Le télétravail dans la fonction publique en pratique

À partir du 1er septembre prochain, les agents publics pourront télétravailler jusqu’à trois jours par semaine pour un temps plein.

Qui ? Les salariés des trois fonctions publiques (État, territoriale et hospitalière), dont les activités le permettent. À condition d’avoir l’autorisation de son employeur.

Où ? Le télétravail peut être organisé au domicile de l’agent, dans un lieu privé ou tout autre lieu à usage professionnel.

Comment ? L’employeur s’engage à fournir les outils nécessaires au télétravail : bureautique, accès aux serveurs, etc. À cela, s’ajoute une indemnisation forfaitaire de 2,5 euros par jour télétravaillé, dans la limite de 220 euros par an. Les collectivités territoriales ont jusqu'au 31 décembre pour négocier cette indemnisation.

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