Assurance vie : ce qu’il faut savoir pour prendre les bonnes décisions

Assurance vie : ce qu’il faut savoir pour prendre les bonnes décisions

L’assurance vie, pour investir librement et de manière souple.

Avec l’assurance vie, vous êtes libre en principe d’investir à votre rythme. Des montants minimums existent souvent et varient d’un assureur à l’autre. Il faut donc y être attentif. En outre, il n’y a pas d’âge minimum pour ouvrir un contrat : une bonne idée pour l’épargne de vos enfants.

 

1- L'assurance vie, le plus rentable des placements sans risque.

Avec 1,8 % de rendement en moyenne en 2018(1)pour les contrats dont le capital est garanti (fonds en euros), l’assurance vie rapporte davantage que les classiques livrets A ou de développement durable (0,75 %) ou PEL actuels (1 % pour ceux ouverts depuis le 01/08/2016). Et la tendance se confirme sur 2019.

2- Assurance vie : pour préparer sa retraite

Un revenu complémentaire pendant sa retraite, c’est toujours utile et apprécié. Avec l’assurance vie, vous bénéficiez d’un outil particulièrement souple pour l’organiser, en profitant alors de votre épargne, par exemple, sous forme d’un capital. Et au bout de huit ans de détention du contrat, vous avez la possibilité de retirer chaque année tout ou partie de votre épargne en bénéficiant d’un régime fiscal avantageux. Toujours composée à la fois d’une part de votre capital de départ, augmenté d’une part des produits obtenus, la part de capital de départ n’est alors jamais imposée, ni taxée. Les gains, eux, ne le sont qu’au-delà de 4 600 € par an pour une personne célibataire, veuve ou divorcée, et de 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune. Dans tous les cas, les produits du contrat sont soumis à prélèvements sociaux.

3- L’assurance vie, une fiscalité avantageuse.

Avec l’assurance vie, le capital de départ n’est pas taxé. Seuls les produits obtenus le seront. Et non pas pendant la durée du contrat, mais lors d’un retrait (appelé également rachat). S’applique alors une fiscalité dégressive permettant une optimisation du contrat après 8 années de détention.

  • Au bout de 8 ans de détention : un couple soumis à imposition commune peut ainsi retirer chaque année 9 200 euros de produits sans impôt (4 600 euros pour un célibataire) tous contrats d’assurance vie et de capitalisation confondus et ne règlera que 17,2 % de prélèvements sociaux s’il s’agit d’épargne investie en Unités de Compte (pour celle investie sur les fonds en euros, ils sont prélevés par l’assureur chaque année, au fil de l’eau) outre le prélèvement libératoire de 7,5% (ou selon le choix retenu, les produits sont soumis à l’impôt sur le revenu).
  • Dans les autres cas (au-delà de ce plafond ou s’il s’agit de retraits avant l’anniversaire des 8 ans par exemple), d’autres prélèvements et impôts seront dus. Ils varieront en fonction de la date du versement et du type de taxation choisi. Cela ne remet pas en cause l’intérêt du placement.

 

4- L’assurance vie, une épargne disponible.

  • Vous pouvez, avant les huit ans, retirer une partie ou même liquider votre contrat, même si les conditions fiscales ne seront pas optimales.
  • Autre option : plutôt que de puiser dans votre épargne, il est possible de demander une avance à votre assureur pour répondre à un besoin temporaire de trésorerie (en laissant l’épargne investie sur le contrat sans perdre l’antériorité fiscale), c’est-à-dire une somme d’argent équivalant à un pourcentage de la valeur de votre contrat d’assurance vie. Sachant que le montant de cette avance ne peut dépasser 80 % de la valeur pour les contrats en euros et 60 % pour ceux exprimés en Unités de Compte. Cette avance doit être remboursée, à défaut, les sommes dues pourront être déduites de la valeur du contrat par l’assureur.

5- L’assurance-vie, une transmission libre.

À l’ouverture de votre contrat, vous devez désigner le ou les bénéficiaire(s) des sommes d’argent épargnées.

  • Il peut s’agir aussi bien de personnes de votre famille ou non. Lors du décès, les sommes lui / leur seront versées hors succession, avec un régime fiscal très favorable.

  • Une exonération des droits de succession(2) s’applique en effet jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire(3), pour les versements effectués par l’assuré avant l’âge de 70 ans ainsi que ses produits.
  • Au-delà de cet abattement, les sommes sont soumises à un prélèvement forfaitaire de 20 %  puis pour la part taxable excédant 700 000 euros et 31,25 % au-delà.

Si vous alimentez votre contrat après vos 70 ans dans la limite de 30 500 euros(2), vous bénéficieriez d’une exonération des droits de succession(3).Les versements excédant 30 500 euros seront soumis aux droits de succession selon le barème légal et en fonction du lien de parenté entre l’assuré et le bénéficiaire en application de l’article 757 B du code général des impôts.

Les produits correspondants aux versements effectués après les 70 ans sont totalement exonérés(3).

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Ce contenu a été réalisé en collaboration par la GMF et Les Echos Publishing.

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