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Médicaments au volant, la prudence s’impose

Jeune femme avec des médicaments dans la main au volant de sa voiture

Les médicaments peuvent avoir des effets néfastes et dangereux sur votre conduite. Mais êtes-vous bien conscient des risques si vous suivez un traitement médical et que vous souhaitez prendre la route ? Pour prévenir de potentiels accidents, voici les informations à connaître avant de vous installer au volant.

Quels sont les risques de la prise de médicaments sur ma conduite ?

Entre 3 et 4 % des accidents de la route seraient liés à la prise de médicaments. Certains d’entre eux peuvent par exemple entraîner des effets secondaires sur l’activité cérébrale des conducteurs. Ces effets seront accentués si vous êtes fatigués ou si les médicaments sont associés à la prise d’autres substances (alcool, drogue).

Quelques exemples d’effets secondaires :

  • somnolence ou endormissement au volant,
  • baisse de la vigilance et/ou de l’attention,
  • réflexes plus lents,
  • vertiges et/ou problèmes d’équilibre,
  • troubles de la vue,
  • anxiété, agressivité et/ou excitation.

Ces troubles peuvent être ressentis en même temps et altérer l’aptitude à la conduite !
 

Comment savoir si un médicament peut exercer une influence sur ma conduite ?

L’exposition à un médicament peut avoir une incidence sur la conduite, comme l’explique la notice. Afin de prévenir les risques d’accidents, sachez qu’environ un tiers des médicaments commercialisés portent aujourd’hui un pictogramme de forme triangulaire, avec une voiture au milieu.

Il existe trois pictogrammes d’avertissement : niveau 1 (jaune), niveau 2 (orange) et niveau 3 (rouge). Vous trouverez ces pictogrammes sur la boîte de votre médicament, si celui-ci présente un risque pour votre conduite. Si aucun pictogramme n’apparaît, cela veut dire qu’aucun effet sur la conduite n’est connu.

Comment décrypter les pictogrammes d’avertissement ?

Un traitement médical peut avoir des effets différents selon les conducteurs. Saviez-vous qu’un médicament de niveau 2 peut en effet avoir des effets de niveau 3 chez certaines personnes ?

C’est pourquoi il est important de bien comprendre les significations des pictogrammes ! Selon les niveaux de risques du médicament concerné, différentes indications sont à suivre.

Pictogrammes indiquant les 3 niveaux d'avertissement d'utilisation des médicaments

Les pictogrammes jaunes : ce qu’il faut retenir des médicaments de niveau 1

Vous pouvez lire à côté du pictogramme jaune la mention « Soyez prudent. Ne pas conduire sans avoir lu la notice ». Cela signifie que le risque est faible et dépend largement de la sensibilité individuelle.
La notice du médicament vous fournit les mises en garde et indique les cas où le patient devrait s’abstenir de conduire (par exemple, s’il a précédemment ressenti des effets indésirables potentiellement dangereux).

Les pictogrammes orange : ce qu’il faut retenir des médicaments de niveau 2 

Face au pictogramme orange, vous pouvez lire la mention « Soyez très prudent. Ne pas conduire sans l’avis d’un professionnel de santé ». C’est par exemple, le cas si vous suivez un traitement antidépresseur. Il convient donc d’examiner, au cas par cas et avec son médecin ou son pharmacien, si la prise du médicament est compatible avec la conduite. En effet, si les effets secondaires de ce médicament sont présents chez la majorité des personnes qui le prennent, ils peuvent cependant se manifester à des degrés variables. En cause : le mode d’action du médicament et la tolérance individuelle.
La majorité du temps, il s’agit de médicaments prescrits sur ordonnance. Votre médecin ou votre pharmacien peuvent alors évoquer le sujet de la conduite avec vous.

Les pictogrammes rouges : ce qu’il faut retenir des médicaments de niveau 3

Le pictogramme rouge est associé à la mention « Attention, danger : ne pas conduire ! Pour la reprise de la conduite, demandez l’avis d’un médecin ». Avec les médicaments de niveau 3, qui représentent environ 5 % des médicaments, la conduite automobile est systématiquement dangereuse et donc fortement déconseillée.

Cette incapacité est généralement temporaire. Compte tenu d’un éventuel effet résiduel (par exemple une période de sommeil induite par un somnifère), il est préférable de demander l’avis d’un professionnel de santé sur le délai à respecter avant de reprendre la conduite.

Les grandes familles de médicaments de niveau 3 :

  • Antiépileptiques (Clonazépam ou Stiripentol)
  • Antipsychotiques (Perphénazine, Dropéridol ou Sulpiride sous certaines formes, par exemple)
  • Anxiolytiques (Diazépam, Chlordiazépoxyde, Lorazépam ou Alprazolam, par exemple)
  • Hypnotiques (Flurazépam, Lormétazépam, Zopiclone ou encore Zolpidem par exemple) ; 
  • Anesthésiques (Fluothane, Nesdonal, Penthotal, Sévorane, par exemple)
     

Bon à savoir

Puis-je conduire sous cortisone ?

La cortisone est un corticoïde notamment utilisé pour combattre des douleurs inflammatoires, des allergies ou des troubles de l’auto-immunité. Il s’agit d’un médicament qui demande la prise de nombreuses précautions : adoption d’un régime sans sel, traitement qui ne doit pas être arrêté brutalement, contrôle de la glycémie et/ou de la tension.

Mais la cortisone a également des effets secondaires : elle peut aussi provoquer des troubles psychiques, qui peuvent avoir un impact sur la conduite. Le médicament peut en effet provoquer un état euphorique. Plus le traitement sera long, plus les effets indésirables seront présents.

Bien que conduire sous cortisone ne soit pas interdit, il est préférable d’en parler avec son médecin pour confirmer l’aptitude à la conduite.

Comment lire correctement une notice ?

Un médicament peut vous avoir été prescrit par votre médecin, ou être en vente libre en pharmacie. Quel que soit le cas de figure, il sera accompagné d’une notice. Pour prévenir les risques d’accident, il est donc essentiel de la comprendre.

Chaque notice donne plusieurs informations :

  • La posologie, ou la dose du médicament à respecter. Une posologie peut vous avoir été indiquée par votre médecin lors de la prescription et sera celle à respecter. La posologie indiquée sur la notice renseigne la dose à ne pas dépasser.
  • La durée du traitement et si celui-ci peut être interrompu ou non.
  • Le mode d’administration ou comment prendre votre médicament : à avaler avec de l’eau, à croquer, à dissoudre dans de l’eau, à laisser fondre sous la langue… Il sera également précisé si le traitement doit être pris pendant un repas ou non, ainsi que l’écart à respecter entre chaque prise.
  • Le comportement à adopter en cas d’oubli : prendre tout de suite un médicament ou au contraire continuer le traitement normalement. La notice indique aussi ce qu’il faut faire en cas de surdosage.
  • Les contre-indications sont également mentionnées, tout comme les interactions avec d’autres médicaments.
  • Enfin, vous y trouverez les conditions de conservation.
  • Il est très important de bien respecter la posologie d’un médicament et la durée de traitement. Cela vous évitera les surdosages et assurera l’efficacité de votre médicament. Attention également aux contre-indications ! Si vous avez des doutes avec la prise d’un autre médicament ou certaines affections, n’hésitez pas à en parler à votre médecin ou pharmacien.

Si vous ressentez un effet indésirable, n’attendez pas avant d’aller consulter et demandez conseil à votre médecin, mais n’arrêtez pas votre traitement tout seul pour autant. Celui-ci pourra juger des effets du médicament sur votre organisme en vous prescrivant une ap, par exemple.

Si votre médecin juge que le traitement est trop risqué, il pourra alors le modifier, en adaptant les doses ou les horaires de prise du médicament par exemple, ou en remplaçant le médicament prescrit par un autre.

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