Hervé Léon : « A partir du 1er juillet 2021, les avantages négociés par le CGOS seront ouverts aux médecins »

Le Comité de Gestion des Œuvres Sociales des établissements hospitaliers a récemment entériné l'ouverture de l'action sociale aux médecins hospitaliers.
Explications avec Hervé Léon, président du CGOS...

« Un hôpital, c’est d’abord une équipe. Tout le monde doit bénéficier du même traitement, des mêmes prestations »

Le Comité de Gestion des Oeuvres Sociales des établissements hospitaliers (CGOS) est l'opérateur unique gérant l'action sociale en faveur des personnels (agents en activité ou retraités) des établissements hospitaliers, sociaux et médicosociaux.

Une question d’éthique et d’égalité

C’est l’année de ses 60 ans, en 2020, que cet organisme agréé par l’État a amorcé une évolution majeure : l’ouverture de l'action sociale au personnel médical (médecins, internes, pharmaciens…) de ses quelque 2 400 établissements hospitaliers adhérents. « Si les médecins ont un statut public, ils ne relèvent pas en effet de la fonction publique hospitalière, et à ce titre n’ont pas accès aux prestations sociales du CGOS », explique Hervé Léon, président du CGOS. « Mais un hôpital, c’est d’abord une équipe. Pour le CGOS, c’est une question d’éthique et d’égalité d’offrir un traitement et des prestations identiques pour tous. » 
Aux termes de deux délibérations menées lors de son Assemblée générale du 21 octobre 2020, le CGOS a acté l’ouverture des droits au personnel médical en deux temps. « À compter du 1er juillet 2021, les actions faisant partie des offres négociées par le CGOS, autrement dit la billetterie, les loisirs, les avantages à la consommation, etc. seront ouvertes aux médecins. Dans un second temps, après négociations avec le ministère de la Santé, cette offre sera étendue à l’ensemble des prestations du CGOS », détaille Hervé Léon. 

Une juste contribution

Cette phase d’ouverture complète doit toutefois passer par un volet réglementaire devant permettre aux personnels médicaux hospitaliers de profiter pleinement du CGOS et par la définition d’un taux de contribution des établissements adhérents. « Si, sur les offres négociées, nos frais de gestion restent marginaux, pour le cœur de nos prestations (garde d'enfant, études-éducation-formation, accident de la vie…), les contributions devront couvrir nos dépenses tout en étant supportables par les établissements », souligne le président du CGOS qui dispose actuellement d’un budget annuel de 390 millions d’euros. 
À noter que le CGOS a saisi l’occasion de cette ouverture pour accélérer son processus interne de digitalisation : l’attribution d’un numéro de CGOS sera désormais automatique pour tout agent hospitalier (médecins compris donc).
 

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