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Drogues au volant : à éviter à tout prix

Drogues au volant : à éviter à tout prix

Aucune drogue n’est inoffensive. Associé à la conduite, l’usage de la drogue peut avoir des conséquences dramatiques. Explications.

Conduite sous stupéfiants : quels sont les risques ?

Toutes les drogues agissent à court terme sur le système nerveux. Elles modifient des capacités essentielles pour la conduite comme le degré de perception et la capacité d’analyse. Sur le long terme, elles peuvent même occasionner des maladies mentales (psychose, schizophrénie, paranoïa…). Par ailleurs, en France, l’usage de stupéfiants est une infraction et constitue un délit.

Connaissez-vous les effets de la drogue sur le cerveau ?

La conduite sous stupéfiant est dangereuse, pour vous comme pour les autres automobilistes. Voici la liste des drogues et les troubles les plus communs :

  • Le cannabis peut entraîner une somnolence. Vos mouvements et vos temps de réaction sont rallongés. Vos facultés visuelles et auditives peuvent aussi être altérées.
  • Les opiacés (médicaments qui utilisent des produits naturels dérivés du pavot, comme l’héroïne) ont des effets similaires : une baisse de l’attention et un temps de réaction plus lent. La prise de bonnes décisions devient alors difficile. Vous avez moins conscience du danger et des obstacles.
  • Avec l’ecstasy, vous n’avez pas conscience de votre état de fatigue. Vous vous pensez capable de conduire correctement, mais ce n’est pas le cas. L’ecstasy augmente votre tension artérielle et votre rythme cardiaque. Vous risquez de faire une crise de panique ou une convulsion au volant.
  • La cocaïne a, quant à elle, un effet excitant. Attention à la conduite agressive ! Sous l’emprise de cocaïne, souvent, vous ne ressentez ni la fatigue, ni l’appétit, ni la douleur. L’impression de puissance qu’elle procure peut donc vous conduire à prendre de mauvaises décisions. La probabilité de perdre le contrôle de votre véhicule est ainsi élevée.
  • Enfin, les drogues psychédéliques (LSD, champignons, mescaline) altèrent la réalité. Troubles de la perception sensorielle, hallucinations, altération de l’humeur… Tous ces effets peuvent vous mener à une crise d’angoisse ou de panique.
     

Les dépistages des stupéfiants : comment savoir si vous êtes positifs ?

Pour prévenir les risques d’accidents de la route dus à la prise de drogue, il existe plusieurs types de dépistages : le test salivaire, le test urinaire, le test capillaire ou encore la prise de sang. Des autotests peuvent être pratiqués avant de prendre la route par exemple, à l’instar des éthylotests pour l’alcool. Vous pouvez donc vous faire tester avant de conduire, que vous ayez consommé ou non de la drogue le jour même. Car sachez-le, si vous avez consommé des produits stupéfiants, ces derniers peuvent rester plusieurs jours dans votre organisme : la drogue s’élimine bien moins rapidement que l’alcool.

Les spécificités de chaque test

Les tests salivaires et urinaires peuvent être pratiqués par vous-même ou par les forces de l’ordre. Le résultat s’obtient en quelques minutes. Ils sont disponibles à l’achat en pharmacie ou en ligne. À la manière d’un éthylotest, dépistage le plus connu, ils vous indiqueront si vous êtes aptes à conduire.

Les tests capillaires sont quant à eux effectués en laboratoire et sont considérés comme les plus fiables (fiabilité supérieure à 99 %). Avec les tests capillaires, vous obtiendrez un dosage exact de la quantité de drogues retrouvée dans les cheveux. Le dépistage capillaire peut détecter quatre drogues simultanément.

Le test sanguin peut être demandé en complément par les forces de l’ordre à la suite d’un test salivaire positif réalisé lors d’un contrôle routier par exemple. Cet examen sera alors réalisé par un médecin ou un biologiste requis par l’officier de police, et sera par la suite analysé en laboratoire. En cas d’accident de la route, c’est ce type de dépistage qui est privilégié.

Qu’importe le test choisi, la présence de drogues sera détectable durant une certaine période. Mais il faut savoir que la durée de détection variera en fonction de la drogue consommée.

À quel moment pouvez-vous être soumis à un dépistage de drogue ?

La conduite sous stupéfiants étant interdite par la loi, les forces de l’ordre peuvent vous obliger à passer un test de drogue. Il existe notamment deux cas de figure :

  • En cas d’accident mortel ou corporel (blessures) : le dépistage est systématique.
  • En cas d’accident matériel, d’excès de vitesse, de non-port de la ceinture, ou de simple soupçon : le dépistage est possible.
     

Quelles sanctions pour une conduite sous stupéfiants ?

Si la prise de stupéfiants est confirmée par un test lors d’un contrôle routier, six points vous seront retirés de votre permis de conduire. Vous risquez également une amende et une peine de prison, ainsi que des peines complémentaires telles que la suspension ou l’annulation de votre permis.
Contrairement à l’alcool, la drogue fait l’objet d’une tolérance zéro. Il n’y a pas un taux de THC plafond autorisé, par exemple. En cas de test, il ne faudra avoir aucune trace dans le sang.

Les amendes et peines de prison liées aux stupéfiants

Comme le rappelle le site officiel de la Sécurité routière « Le fait de conduire après avoir fait usage de stupéfiants est très lourdement sanctionné par le Code de la route ».
Si vous apparaissez positif aux stupéfiants lors d’un contrôle par les forces de l’ordre, vous risquez jusqu’à deux ans de prison, 4 500 euros d’amende et la potentielle immobilisation de votre véhicule.
Les sanctions peuvent augmenter dans plusieurs cas :
•    Si vous êtes également sous l’emprise de l’alcool, l’amende passe à 9 000 euros et la peine de prison à trois ans ;
•    Si vous êtes responsable d’un accident corporel, vous risquez alors 100 000 euros d’amende et sept ans de prison ;
•    SI vous êtes responsable d’un accident mortel, c’est alors 150 000 euros d’amende et dix ans de prison.

D’autres sanctions peuvent aussi s’ajouter à ces peines : travail d’intérêt général, peine de jour-amende, interdiction de conduire pour une durée allant jusqu’à cinq ans, suspension ou annulation de votre permis.

La suspension de permis liée aux stupéfiants

Si votre test de dépistage est positif, la suspension de votre permis peut alors durer jusqu’à trois ans, sans aménagement possible en dehors de l’activité professionnelle. Les forces de l’ordre peuvent également décider d’annuler votre permis et vous vous verrez interdit d’en demander un nouveau pendant une durée de trois ans maximum.

Pour résumer, vous encourez entre deux et dix ans de prison pour une conduite sous l’emprise de stupéfiants. La peine dépend des circonstances de votre arrestation et/ou de l’accident commis. À cela s’ajoutent les amendes et la perte de points sur votre permis. Si vous êtes en permis probatoire, vous perdrez donc tous vos points.
En cas de récidive, le permis de conduire est automatiquement annulé, avec impossibilité de repasser l’examen pendant trois ans. 
 

Bon à savoir

Les sanctions face au refus du dépistage de stupéfiants

Si vous refusez la vérification de l’usage de stupéfiants, vous serez passible d’une amende de 4 500 euros et deux ans de prison, et six points vous seront tout de même retirés de votre permis de conduire.
Plusieurs peines complémentaires peuvent s’ajouter à votre sanction : suspension ou annulation du permis pendant trois ans, peine de travail d’intérêt général ou de jour-amende, confiscation du véhicule…
Faire preuve de « mauvaise volonté » ou « mauvaise foi » peut donc aggraver votre cas.

 

Conduite sous l’emprise de drogues : un délit inscrit sur le casier judiciaire

La conduite sous l’emprise de stupéfiants est une infraction. Elle fait partie des délits retenus sur le casier judiciaire. Cela peut être préjudiciable, en cas de recherche d’emploi ou pour la souscription d’une assurance auto... D’autant qu’une mention reste inscrite durant au moins trois ans. Elle s’efface automatiquement passé ce délai, à moins que vous ne fassiez l’objet d’une nouvelle condamnation. Il est possible de demander que la condamnation ne soit pas inscrite sur votre casier, et ce dès le jour de l’audience, à condition d’avoir de bonnes justifications.

Enfin vous pouvez demander l’effacement d’une condamnation, dans un délai de six mois, en écrivant au procureur de la République en poste dans le tribunal où a été prononcée la condamnation.

Dernière chose, si vous êtes impliqué dans un accident corporel ou matériel après avoir consommé de la drogue, votre compagnie d’assurance vous appliquera des sanctions. En effet, les dommages subis ou causés ne seront pas pris en charge par votre assurance, et vous risquez d’être condamné à payer des dommages et intérêts.

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