Assurer une voiture « sans permis » ou voiturette

Peut-on assurer une voiture sans avoir le permis ? Et rouler avec ? Bien sûr, s’il s’agit d’une voiturette répondant à des caractéristiques précises, imposant à son conducteur quelques obligations dont celle d’être assuré.

Assurer une voiture « sans permis » ou voiturette

La catégorie AM du permis de conduire permet à son titulaire, dès 14 ans, de conduire une voiturette (quadricycle léger à moteur). Les jeunes titulaires ont exactement le même document, au format carte de crédit, que leurs parents !

Pourquoi parle-t-on encore de voiture ou d’assurance auto sans permis ?

En France, 99,5 % des véhicules particuliers qui roulent relèvent du permis B, si répandu qu’il est assimilé au permis « tout court ». D’où la notion de conduite et d’assurance auto sans permis.
 

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Bon à savoir

Le permis AM est entré en vigueur en 2013. Il découle du brevet de sécurité routière (BSR). Depuis 2019, il prévoit un test théorique en classe de 3e ou de 5e suivie d’une formation pratique (8 h) en école de conduite, ainsi qu’un livret de formation et la présence d’un parent lors d’une séquence de sensibilisation aux risques routiers. Ce permis est désormais obligatoire pour circuler en voiturette ou en cyclomoteur, à partir de 14 ans.

 


Dans quels cas spécifiques peut-on conduire et assurer une voiturette sans avoir le permis AM ?

  • si vous n’avez pas de permis mais êtes né avant 1988 ;
  • si vous êtes né après 1988 et avez un permis (A, A1, B ou B1) ou un BSR obtenu avant le 19 janvier 2013 ;
  • si vous avez un permis mais qu’il vous a été retiré ou a été suspendu, sauf avis contraire du juge.
     

La circulation à bord d’une voiturette

Outre le respect des autres usagers, des règles du code de la route, et notamment le port obligatoire de la ceinture de sécurité, le conducteur d’une voiturette est tenu de :

  • ne transporter qu’un seul passager ;
  • ne pas emprunter les voies rapides, ni les autoroutes ;
  • de présenter, en cas de contrôle routier, le titre qui permet de conduire le véhicule, le certificat d’assurance auto « sans permis » mais aussi la carte grise du véhicule.


Important

Le véhicule doit au moins avoir une plaque d’immatriculation à l’arrière. Le champ « JT » de la carte grise indiquera QM (quadricycle à moteur).


A quelles normes techniques légales ces véhicules sont-ils spécifiquement soumis ?

  • la puissance du moteur est réduite (6kW), soit environ 8 chevaux ;
  • la vitesse est fixée à 45 km/heure maximum ;
  • le nombre de places est limité à deux ;
  • le poids n’excède pas 425 kilos à vide et en ordre de marche ;
  • la taille du véhicule ne doit pas dépasser 3 m de longueur et 1,5 m de largueur.
     

Les autos « sans permis » sont-elles sûres et bien équipées ?

Ces véhicules ne sont pas sous la même législation que les voitures de tourisme et ne doivent pas, en particulier, subir de « crash test » avant de pouvoir être vendus et utilisés sur route.

Que faut-il retenir ?

  • Même si leur niveau d’homologation est loin de celui des voitures, les exigences de sécurité requises pour les voiturettes sont à la mesure de leur structure plus légère. Au titre de la comparaison, elles appartiennent à la même catégorie de permis (AM) que les cyclomoteurs.
  • Concernant les équipements, les voiturettes ont évolué au cours de ces dernières années sur le plan sécuritaire avec freins à disques, ABS ou des systèmes anti patinage. Le confort s’est également amélioré : chauffage et climatisation, vitres électriques, fermeture automatique des portes, radar de recul, multimédia…

Chiffres du marché des voitures sans permis

Le marché des voiturettes se porte bien. Chaque année, ce sont entre 12 000 et 15 000 véhicules de ce type qui sont vendus en France.

La voiture sans permis séduit particulièrement les personnes ayant subi un retrait de permis, les seniors mais aussi les jeunes âgés de 14 à 18 ans souhaitant se familiariser avec la conduite d’un véhicule à moteur.

Les jeunes et les « nouvelles mobilités »

Bus, métro, vélo, tramway ou trottinette, la mobilité urbaine change et dépasse rarement les 25 km/h…
Les jeunes saisissent cette offre de transport améliorée, faisant face à un permis jugé trop cher et difficile à empocher puisque le taux d’échec à l’examen est proche de 50 %. Sur le long terme, on observe que 8 jeunes sur 10 de moins de 25 ans ont aujourd’hui leur permis contre 9 sur 10 dans les années 1980.

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